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PARALLELES - La naissance du capitalisme Partie 2

Mis à jour : 23 déc. 2020

Notre série Parallèles aborde les rapports et les liens indéfectibles entre la culture et l’économie. Comprendre ce qu’est le capitalisme à travers les films de Jacques Tati ou de Costa Gavras ; explorer déchiffrer une crise économique en lisant John Steinbeck ou Charles Dickens, c’est possible et facile !


Pour redécouvrir des œuvres culturelles et des théorèmes économiques, pour essayer de trouver des solutions dans notre monde incertain et fragile, pour apprendre ou simplement mieux comprendre, écoutez sur les Muses de Paris notre série de podcasts Parallèles.


Précédemment dans Parallèles…


Quand est né le capitalisme ? Quand est apparu notre système basé sur des vendeurs et des acheteurs ? Dans le premier épisode de Parallèles, nous avons tenté de décortiquer les balbutiements du système en commençant à répondre à ces questions.


La question de l’origine du capitalisme est source de débats entre les spécialistes. L’idée selon laquelle, pendant plusieurs siècles, le seul moyen de faire du commerce passait par le troc et le don était quant à elle restée en suspens. Poursuivons donc notre réflexion au travers de ce deuxième épisode. La première forme de capital possédée par l’Homme renvoyait aux objets nécessaires à sa survie, tels les arcs et les flèches. Au fur et à mesure, cette accumulation de choses dont il s’entourait pour produire et pour créer, l’a conduit à procéder à des échanges. Ceux-ci jettent ainsi les premières bases du capitalisme.


Dans l’histoire économique, ce système pré-capitalistique aurait perduré jusqu’à la fin du M-A. Des intermédiaires comme la monnaie et les banques seraient quant à eux apparus un peu plus tard En soit, ces principes correspondent au système pré-capitalistique ayant perduré jusqu’à la fin du Moyen Age.


- Lien vers la première partie -

Réalisé par Philippe - voltigeur sonore

Ecrit par Adrien-G

Voix : Adrien-G, Mélodie


Rembrandt et le capital


Le peintre Rembrandt a su représenter le passage d’une économie précapitaliste, basée sur un capital primitif, à la naissance du capitalisme, basée sur l’accumulation d’un capital réel. Profitant de l’essor de la bourgeoisie hollandaise, il bénéficie d’un apprentissage auprès des plus grands maîtres d’alors et possède un atelier dès l’âge de 18 ans. L’une de ces plus grandes toiles, « Le Syndic de la guilde des Drapiers », peinte en 1662, est l’illustration de l’émergence de ce capitalisme marchand et de la naissance des économies-mondes pour reprendre le terme de l’académicien F. Braudel.


Colbert, symbole du capitalisme marchand ?


L’Etat est un des facteurs permettant la mise en place du système capitaliste. Sans Etat, le capitalisme ne peut exister. Colbert n’a pas créé l’Etat en France mais il en a été le vecteur et le plus grand serviteur.



Né en 1619 à Reims, Jean-Baptiste Colbert est recommandé par le Cardinal Mazarin auprès du roi. Nommé Conseilleur de celui-ci, il est chargé de veiller à la bonne gestion des finances du Royaume. Son rôle d’intendant financier fera de lui le seul contrôleur général des richesses nationales dès 1665, avec toute la confiance de Louis XIV. Pour Colbert, la puissance d’un royaume passe par ce mercantilisme. Le Colbertisme est la traduction française de ce système. Sa figure reste aujourd’hui extrêmement controversée.




L’accumulation réelle du capitale et la construction de l’Etat sont donc les éléments ayant permis de dépasser un système économique primitif. A l’aide des premières grandes découvertes, ils ont construit la première véritable forme du capitalisme économique : le capitalisme marchand.


Remerciements : Oriane Battarel


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